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NACERA BELAZA
  • NACERA BELAZA
  • RENCONTRES CHOREGRAPHIQUES 2008
  • Danse contemporaine
  • du 15/05/2008 au 16/05/2008.

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etoile Fiche artiste


Pièce pour 2 interprètes et un musicien
durée: 50 minutes
chorégraphie : Nacera Belaza
interprètes : Dalila Belaza et Nacera Belaza
« La danse traditionnelle comme l’expression d’une identité… » : c’est de cette réflexion qu’est né ce projet de création de pièce chorégraphique contemporaine… Comment un pays peut-il se définir dans certaines danses que l’on rêverait immuables ? Surgit alors immédiatement la question de l’identité… Comment un peuple peut-il se reconnaître (ou vouloir se reconnaître) dans certaines gestuelles ou pratiques traditionnelles, tout en acceptant l’évolution vers des langages plus contemporains ? Et que signifient aujourd’hui ces danses traditionnelles pour de jeunes danseurs vivant à Alger dans un milieu résolument urbain aux multiples influences ?
« Curieuse sensation que cette pièce aurait dû être la première…Une sorte de mouvement qui va de l’intime jusqu’à la surface, jusqu’à la disparition. Un chemin qu’emprunte inlassablement chacune de mes pièces, mais peut-être que celle-ci n’ira pas plus loin, elle se tient à cet endroit, elle contient le cri et prend fin avec lui… À travers cette pièce, mon propos artistique ne se développe pas, ne s’élargit pas, il se concentre sur son point d’origine. Moins je m’autorise de mouvement, plus mon espace intérieur se « densifie ». Une des plus grandes libertés n’est-elle pas de refuser le mouvement pour créer l’instant ?
Il me semble traiter, à travers cette pièce, d’un mouvement qu’on pourrait qualifier « d’originel » puisqu’on le retrouve dans bon nombre de danses traditionnelles, une sorte d’imperceptible balancement intérieur qui croît à mesure qu’il envahit le corps comme pour lui donner une dimension supplémentaire qui l’ouvre davantage au monde. Un mouvement profond qui se situe en deçà de l’écriture et qui l’anime en quelque sorte. L’autre particularité de ce mouvement, c’est son accélération. Plus il s’intensifie, plus il s’accélère, pour aller peu à peu vers l’étourdissement, c’est-à-dire une perte de contrôle progressive qui fait vaciller la conscience sans pour autant la faire disparaître. Celle-ci demeure l’ultime attache sans laquelle l’esprit basculerait dans une transe qui ne me semble pas être de grand intérêt par rapport à ma recherche. Il s’agit donc d’un simplissime mouvement intérieur en crescendo qui soulève l’être entier et l’arrache à sa condition. »
Nacera Belaza

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